Blog de Bernard Pineau (en cours de réalisation, patience...) Vous pouvez consulter mon site commercial bernardpineau.com
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Mes coordonnées

Bernard Pineau

06 17 48 15 24
Atelier en charente maritime, Mortagne sur Gironde.

 

 

Je suis à la recherche de galeries. Bien entendu, j'étudierais toute proposition dans toute zone géographique. Vous pouvez me joindre par  messagerie : bernardpineau17@gmail.com

 

 

 

 

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Démarche artistique

 

Parler de sa démarche artistique quand on est peintre est une gageure. En effet, si on peint c’est justement parce qu’on ne sait pas dire avec des mots ce qu’on a besoin d’exprimer. Probablement parce que la peinture exprime des éléments multiples, imbriqués, voire mystérieux.

La peinture offre à chacun la possibilité de multiples interprétations. Un sage taoïste dirait qu’il s’agit d’un effet miroir. D’ailleurs la vision du peintre, si elle est exprimée, ne doit en aucun cas prévaloir sur la vôtre.

Pour commencer, ce que je cherche à exprimer c’est un sens du sacré simple, intime, accessible, personnel. Pas un sacré monumental ou imposant comme dans de précédentes époques, où les religions commandaient aux artistes qui devenaient des artisans. Un sacré humain, présent dans chacun d’entre nous, ou peut-être dans la plupart d’entre nous seulement. Ce sacré qui est une des expressions de notre conscience. (Cette conscience appelée à tord subconscience en psychanalyse). Ce sacré qui loge en nous, dans sa maison intérieure ou son temple. Ce sacré qui nous amène au respect du monde vivant et même à un amour immodéré du vivant (une des bases du Bouddhisme). Un sacré accessible donc, qui s’interroge, qui est en quête permanente de vérité, de fragments de vérité. Ce qui nourrit notre sagesse.

On pourrait donc appeler cela un art sacré humain ou un art sacré accessible.

Nous avons beaucoup de chance à notre époque car le monde est devenu un village et la connaissance encore plus accessible. Chacun peut donc constater et vérifier que ce sacré s’exprime dans toutes les religions (et aussi en dehors des religions), sous forme de sagesse, de dévotion et de services altruistes. Ce sacré concerne bien notre humanité et pas (ou peu) nos croyances. Cet art sacré humain nous apprend assez vite que nous sommes comme des poupées russes. Nous sommes constitués de plusieurs enveloppes habitées et animées par notre conscience.

En second lieu, ma démarche artistique consiste à laisser le plus possible ma conscience s’exprimer en limitant au maximum les manifestations de mon mental. Ainsi la plupart de mes tableaux sont réalisés sans travail préparatoire et sans modèles. Un peu comme pour l’art abstrait. Toutefois ma conscience s’exprime préalablement dans une séance de méditation préparatoire, elle exige du sens et un certain réalisme qui peut sembler naïf ou simpliste. En fait, la conscience s’exprime toujours en langage symbolique à sens multiples. Chaque tableau est créé et vécu comme un rêve, un voyage. Réalisé en quelques heures, le plus difficile est de savoir s’arrêter. Il faut savoir accepter nos imperfections. Puis j’observe le nouveau tableau longuement, pendant des heures, des jours, parfois des semaines. Jusqu’à ce qu’il me parle, qu’il me dise ce que ma conscience a voulu exprimer. Alors, et alors seulement, je rédige un court texte de commentaires et surtout je le nomme, je le baptise. Nommer c’est créer. (Au début était le verbe.)

Compte tenu de cette démarche qu’on peut résumer par : méditer, peindre, observer, commenter, il me semblait nécessaire de ne jamais modifier un tableau. Ceci s’est avéré très présomptueux. Certains tableaux (une minorité) ont été modifiés. On peut donc dire qu’il s’agit principalement de premiers jets.

Troisièmement, dès le début de mon aventure en peinture, ma conscience a voulu que ce soit aussi (et surtout ?) un cheminement spirituel. Un cheminement spirituel et artistique, il me fallait garder la trace de l’enchainement, de la succession des tableaux, car tout a du sens. Comment cela évoluerait ? Où va me mener ce chemin ? J’ai toujours une citation du Bouddha « Le but est indicible, seul le chemin se laisse entrevoir ». Cette mémoire nécessaire m’a amené à numéroter chronologiquement les tableaux. Ainsi ils constituent une fratrie car au niveau de ma conscience ils sont vivants. Mon premier tableau s’appelle « N°001 Profondeur », il évoque ce plongeon dans les profondeurs et les rapports entre conscience et mémoire.

Enfin, quatrièmement, c’est une démarche que je qualifierais d’alchimiste ou taoïste. Ces deux cosmologies ont en commun d’établir que tout est lié et que tout a du sens. Elles affirment également l’importance des éléments. C’est une vision synthétique de la conscience contrairement au mental qui est surtout analytique. Notre conscience rapproche et unit, notre mental sépare et divise. Ma démarche est alchimiste car toute modification à l’extérieur (les tableaux) a un impact sur l’intérieur (mon temple intérieur). Mais également, tout observateur des tableaux peut, lui aussi être impacté. En Inde, ils appellent cela un Upaguru. Un Upagaru n’est ni un sage, ni une quelconque autorité spirituelle ou religieuse, c’est un événement ou une chose d’une manière générale qui, tout à coup, subitement déclenche en vous la compréhension, l’étincelle de vérité qui vous manquait pour comprendre un sujet. Nous sommes destinés à grandir et certains tableaux seront peut-être pour vous des Upagurus.